Indemnité de congés payés (vakantiegeld)
Il s'agit d'une prime légale de vacances : aux Pays-Bas, elle correspond à 8 % du salaire brut annuel (vakantiegeld), accumulée chaque mois et généralement versée en mai ou en juin. La Belgique et l'Autriche ont mis en place des dispositifs similaires. Il s'agit d'un salaire différé, et non d'un avantage discrétionnaire.
Comment fonctionne la prime de vacances ?
Les employeurs néerlandais accumulent 8 % du salaire brut de juin à mai et versent l'indemnité accumulée, généralement lors de la paie de mai ou de juin ; les contrats ne peuvent l'intégrer dans un taux mensuel forfaitaire que dans les limites légales et moyennant une formulation claire. Cette indemnité est imposable, mais la retenue à la source s'effectue selon le barème spécial applicable aux paiements ponctuels.
Les salariés qui quittent l'entreprise perçoivent le solde accumulé lors de leur décompte final. Pour les employés d'EOR s et les salariés en portage salarial aux Pays-Bas, l'indemnité s'applique exactement comme pour le personnel direct : les offres indiquant « indemnité de congés payés comprise » par opposition à « en plus » présentent un écart de 8 % ; veuillez donc préciser laquelle s'applique.
Termes associés : 13e mois, charges patronales
FAQ
L'indemnité de congés payés correspond-elle aux congés payés ?
Non — l'indemnité s'ajoute au salaire ; les congés payés correspondent à des jours de repos rémunérés au salaire normal. Les Pays-Bas disposent des deux : les jours de congé légaux et le « vakantiegeld » (8 %). Les confondre revient à sous-estimer le coût de la main-d'œuvre aux Pays-Bas.
Est-il possible de payer ces 8 % mensuellement à la place ?
Oui, dans le cadre d’un accord explicite de prise en charge intégrale — courant pour les contrats de courte durée et certains dispositifs de gestion de paie —, à condition que la fiche de paie indique séparément les différents éléments et que cette pratique respecte les conditions légales. Une « inclusion » tacite, sans mention écrite, n’est pas valable, et l’employeur est à nouveau tenu de verser les 8 %.