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Nouvelles recommandations de l'OCDE : travail transfrontalier et risque lié à l'établissement stable

Nouvelles recommandations de l'OCDE : travail transfrontalier et risque lié à l'établissement stable

Table des matières
  • Mise à jour des lignes directrices de l'OCDE : explication des principes clés
  • Conséquences pratiques pour les employeurs
  • Mesures recommandées pour les entreprises
  • Comment « Access Financial » peut vous aider

Déterminer si un salarié travaillant à l'étranger crée une présence imposable — appelée « établissement stable » (PE) — dans une autre juridiction reste un enjeu crucial pour les entreprises internationales. Cette question a pris encore plus d'importance avec le développement continu des modèles de travail flexibles, du télétravail, des « employeurs de référence » et des contrats transfrontaliers.

Pour répondre à l'évolution de ces pratiques, l'OCDE a publié des commentaires actualisés qui précisent dans quelles circonstances les modalités de travail transfrontalières peuvent donner lieu à une « PE ». Nous présentons ci-dessous les points clés de ces recommandations et leurs implications concrètes pour les employeurs.

Mise à jour des lignes directrices de l'OCDE : explication des principes clés

Le commentaire révisé de l'OCDE examine dans quelles circonstances un « établissement stable » PE peut être créé du fait qu'une personne physique exerce une activité dans un autre pays. Deux conditions essentielles doivent être remplies pour qu'une telle « PE » puisse être établie.

1. Le siège social doit être « fixe »

Un lieu ne sera considéré comme un établissement stable que s'il est utilisé avec un degré suffisant de permanence et de régularité.

Il est important de noter que l'OCDE propose un critère de référence concret :
. Si une personne travaille depuis un domicile à l'étranger ou un lieu similaire pendant moins de 50 % de son temps de travail total au cours d'une période de 12 mois, ce lieu ne sera généralement pas considéré comme un établissement de l'entreprise.

Cette précision apporte des orientations utiles aux employeurs qui gèrent des modalités de travail hybrides ou temporaires à l'étranger.

2. Il doit exister une véritable raison commerciale

Même lorsque le travail est effectué régulièrement depuis une autre juridiction, il n’y a « PE » que s’il existe une justification commerciale à la présence physique du salarié sur place.

Il peut y avoir une raison commerciale lorsque l'emplacement :

  • Permet d'interagir directement avec les clients ou les fournisseurs locaux
  • Facilite l'accès à un marché, à une expertise ou à une infrastructure spécifiques
  • Évite à l'entreprise de devoir disposer de locaux distincts dans cette juridiction

En revanche, les modalités de travail motivées uniquement par des préférences personnelles, des stratégies de fidélisation des talents ou des raisons de rentabilité générale — sans qu’il y ait de besoin commercial clair justifiant une présence dans ce pays — ne répondraient généralement pas à ce critère.

Conséquences pratiques pour les employeurs

Bien que les nouvelles directives offrent une plus grande souplesse et puissent favoriser le recours à un travail à l’étranger plus occasionnel ou ponctuel, le risque lié à l’« PE » n’a pas été entièrement éliminé. Une prudence particulière reste de mise pour les cadres supérieurs ou les employés occupant des postes décisionnels, car les règles relatives à l’ PE d’un agent dépendant peuvent toujours s’appliquer, quel que soit le lieu où le travail est effectué.

Cela dit, ce nouveau commentaire fournit des critères plus clairs pour évaluer l'exposition au risque et justifier les décisions internes. En conséquence, les entreprises devraient prendre des mesures proactives pour renforcer leurs dispositifs de conformité.

Mesures recommandées pour les entreprises

Pour gérer efficacement les risques liés à l'PE e dans un contexte de main-d'œuvre international, les employeurs devraient :

  • Surveiller et suivre le nombre de jours pendant lesquels les employés travaillent en dehors de leur zone d'affectation principale
  • Justifier l'objectif commercial de tout accord de travail à l'étranger
  • Mettre en place une politique claire en matière de mobilité internationale ou de télétravail, qui définisse les lieux autorisés, les durées maximales ainsi que les implications fiscales et réglementaires associées

La mise en place de ces mesures permet non seulement de réduire les risques, mais aussi de favoriser une prise de décision cohérente à tous les niveaux de l'organisation.

Comment « Access Financial » peut vous aider

Chez Access Financial, nous suivons en permanence les dernières évolutions législatives et réglementaires dans les différentes juridictions afin d’aider les entreprises à gérer en toute confiance les questions complexes liées à l’emploi et à la fiscalité à l’international. Si vous souhaitez comprendre comment les règles relatives à l’établissement stable peuvent affecter votre modèle d’emploi — ou si vous avez besoin de conseils sur mesure concernant les structures d’emploi transfrontalières —, notre équipe est là pour vous aider.

📩 Contactez-nous à l'adresse [email protected] pour en savoir plus.