- Émirats arabes unis : un leader mondial en matière d'exonération fiscale pour les particuliers
- Arabie saoudite : des revenus exonérés d'impôt et une économie en pleine mutation
- Qatar : pas d'impôt sur le revenu et un pôle économique en pleine expansion
- Bulgarie : régime d'impôt à taux unique, désormais membre de la zone euro
- Hongrie : le taux nominal d'imposition des sociétés le plus bas de l'UE
- Malte : avantages fiscaux pour les résidents non domiciliés
- Chypre : une structure fiscale souple offrant des avantages renforcés aux non-résidents
- Singapour : une fiscalité avantageuse au cœur d'une puissance économique mondiale
- Aperçu 2026 : comparaison entre les huit territoires
- Résumé
- Faire le bon choix pour votre avenir financier
À mesure que la mobilité mondiale s'accélère et que l'entrepreneuriat numérique gagne en maturité, la résidence fiscale est devenue un enjeu stratégique pour les particuliers et les entreprises qui cherchent à optimiser leur situation financière. Certaines juridictions continuent d’offrir un impôt sur le revenu des personnes physiques minimal, voire nul, des régimes fiscaux compétitifs pour les entreprises et des parcours de résidence clairement définis. Dans ce guide 2026, nous passons en revue huit destinations qui se distinguent par leur efficacité fiscale : les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, le Qatar, la Bulgarie, la Hongrie, Malte, Chypre et Singapour — en tenant compte de toutes les réformes majeures désormais en vigueur cette année.
Émirats arabes unis : un leader mondial en matière d'exonération fiscale pour les particuliers
Les Émirats arabes unis restent l'une des destinations les plus attractives pour les professionnels et les entrepreneurs soucieux de leur fiscalité. Les résidents continuent de ne payer aucun impôt sur le revenu des personnes physiques sur les salaires, les plus-values ou les successions. L’impôt fédéral sur les sociétés de 9 %, introduit en 2023, s’applique aux bénéfices imposables supérieurs à 375 000 AED, mais les personnes éligibles des zones franches (QFZP) peuvent toujours bénéficier d’un taux de 0 % sur les revenus éligibles, à condition de respecter les conditions de substance, de minimis et de prix de transfert. L’allègement fiscal pour les petites entreprises — qui permet aux sociétés résidentes dont le chiffre d’affaires est inférieur ou égal à 3 millions d’AED d’opter pour un revenu imposable nul — reste applicable pour les périodes fiscales se terminant au plus tard le 31 décembre 2026.
Les groupes multinationaux doivent également tenir compte de l'impôt minimum complémentaire national (DMTT) de 15 %, en vigueur depuis le 1er janvier 2025, qui s'applique aux grands groupes multinationaux (chiffre d'affaires consolidé d'au moins 750 millions d'euros) opérant aux Émirats arabes unis. Grâce à des infrastructures de premier ordre et à un large éventail d'options de résidence, les Émirats arabes unis restent un choix de premier ordre pour ceux qui souhaitent s'implanter dans un environnement fiscalement avantageux.
Arabie saoudite : des revenus exonérés d'impôt et une économie en pleine mutation
L'Arabie saoudite continue de ne prélever aucun impôt sur le revenu des personnes physiques pour les revenus salariaux, ce qui permet tant aux ressortissants saoudiens qu'aux expatriés de conserver l'intégralité de leurs revenus. Les entreprises à capitaux étrangers sont soumises à un impôt sur les sociétés de 20 % sur les bénéfices provenant d'Arabie saoudite, tandis que les entités détenues par des Saoudiens ou des ressortissants des pays du CCG s'acquittent d'une zakat de 2,5 %. Le taux standard de la TVA reste fixé à 15 %.
Le programme « Vision 2030 » du Royaume est en train de transformer le marché du travail : les mesures incitatives en faveur de l’implantation de sièges régionaux, la Zone logistique intégrée spéciale et les mégaprojets à grande échelle continuent d’attirer les entreprises internationales et les cadres hautement qualifiés. Pour les expatriés salariés, les cotisations à la GOSI ne couvrent que la part de 2 % liée aux risques professionnels prise en charge par les employeurs, ce qui se traduit par un salaire net nettement supérieur à celui pratiqué sur la plupart des grands marchés occidentaux.
Qatar : pas d'impôt sur le revenu et un pôle économique en pleine expansion
Le Qatar n’impose pas non plus les revenus salariaux des particuliers, ce qui en fait un pôle d’attraction pour les expatriés et les talents internationaux. Certaines activités commerciales sont soumises à un impôt sur les sociétés de 10 % (les secteurs bancaire, pétrolier et gazier faisant l’objet d’un traitement distinct), et le Qatar applique le cadre de TVA aligné sur celui du CCG, parallèlement à des droits d’accise sélectifs. Les investissements continus dans les infrastructures, la technologie, les services financiers et le complexe GNL permettent au Qatar de conserver son statut de marché dynamique pour les professionnels et entrepreneurs étrangers.
Bulgarie : régime d'impôt à taux unique, désormais membre de la zone euro
La Bulgarie continue d’offrir l’un des taux d’imposition sur le revenu des particuliers les plus bas d’Europe : un taux forfaitaire de 10 % appliqué à l’ensemble des revenus, l’impôt sur les sociétés étant également fixé à 10 %. Depuis le 1er janvier 2026, la Bulgarie a officiellement rejoint la zone euro, ce qui élimine les frictions liées à la conversion monétaire pour les personnes percevant des revenus libellés en euros et renforce son statut de pôle opérationnel tourné vers l'Union européenne. Les revenus de dividendes sont imposés à 5 %, et les revenus d'intérêts sur les dépôts bancaires sont imposés à un taux réduit de 8 % à compter de 2026.
La Bulgarie a lancé en décembre 2025 son visa dédié aux nomades numériques, en vertu de l’article 24p de la loi sur les étrangers, avec un revenu annuel minimum requis compris entre environ 27 500 et 31 000 €. Grâce à ces dispositions, combinées aux voies d’accès existantes pour les travailleurs indépendants et les entrepreneurs, à ses faibles coûts de vie et à son adhésion récente à l’espace Schengen, la Bulgarie devient une destination de plus en plus attractive pour les professionnels dont le lieu de travail n’est pas fixe.
Hongrie : le taux nominal d'imposition des sociétés le plus bas de l'UE
La Hongrie maintient son impôt forfaitaire sur les sociétés à 9 % — le taux nominal le plus bas de l’Union européenne — ainsi qu’un impôt forfaitaire sur le revenu des particuliers à 15 %. Le taux normal de TVA reste fixé à 27 %. À partir de 2024, la Hongrie appliquera un « impôt national minimum complémentaire » (QDMT) dans le cadre du deuxième pilier de l’OCDE ; ainsi, les groupes multinationaux dont le chiffre d’affaires consolidé dépasse 750 millions d’euros pourraient être soumis à un taux minimum effectif de 15 %. Pour les PME et les investisseurs étrangers de taille intermédiaire, le taux nominal de 9 % reste inchangé.
Les dividendes, intérêts et redevances versés à des sociétés étrangères bénéficiaires ne sont pas soumis à la retenue à la source hongroise, et la taxe professionnelle locale (HIPA) est plafonnée à 2 % du chiffre d'affaires net. Grâce à des charges sociales relativement faibles et à une procédure d'enregistrement des sociétés efficace, la Hongrie reste une juridiction très attractive pour les entrepreneurs et les PME qui souhaitent s'implanter en Europe centrale.
Malte : avantages fiscaux pour les résidents non domiciliés
Malte continue d’appliquer un régime fiscal fondé sur le principe du « remittance » : les revenus étrangers qui ne sont pas rapatriés dans le pays ne sont généralement pas imposés. Cela permet aux résidents non domiciliés de réduire considérablement et légalement leur charge fiscale. Malte propose également des programmes de résidence spécifiques destinés aux particuliers fortunés, aux retraités et aux investisseurs, et son système d'imputation intégrale pour les actionnaires de sociétés peut se traduire par un faible taux d'imposition effectif des sociétés après prise en compte des remboursements éligibles. Son appartenance à l'UE, son environnement anglophone et son mode de vie méditerranéen stable font de Malte une destination de choix pour les personnes mobiles à l'échelle mondiale.
Chypre : une structure fiscale souple offrant des avantages renforcés aux non-résidents
La réforme fiscale chypriote de 2026, entrée en vigueur le 1er janvier 2026, a renforcé un régime déjà favorable. Le seuil d’exonération de l’impôt sur le revenu des personnes physiques a été relevé de 19 500 € à 22 000 €, et le taux maximal de 35 % ne s’applique désormais qu’à partir de 80 000 € (contre 60 000 € auparavant), ce qui allège la charge fiscale pesant sur les contribuables à revenus moyens. Le taux de l’impôt sur les sociétés a été porté à 15 % pour s’aligner sur le minimum fixé par l’OCDE, tandis que le régime des non-résidents reste inchangé : les dividendes étrangers, les intérêts et certaines plus-values sont exonérés de la contribution spéciale à la défense pendant 17 ans, et une exonération fiscale de 50 % est accordée aux premiers salariés éligibles à Chypre.
Le régime de distribution de dividendes présumés a été supprimé, l’impôt de défense sur les dividendes pour les résidents domiciliés de longue date a été ramené de 17 % à 5 %, et la règle des 60 jours de résidence fiscale a été simplifiée grâce à la suppression de la condition préalable de « non-résidence ailleurs ». Les plus-values réalisées sur les cryptomonnaies sont désormais imposées à un taux fixe de 8 %. Grâce au maintien d’avantages fiscaux importants en matière de propriété intellectuelle (IP Box) et de déduction des intérêts notionnels (NID), Chypre reste l’une des destinations phares en Europe pour l’optimisation fiscale, en particulier pour les entrepreneurs, les spécialistes en informatique et les nomades numériques.
Singapour : une fiscalité avantageuse au cœur d'une puissance économique mondiale
Singapour continue d'allier des taux d'imposition faibles pour les particuliers et les entreprises à une infrastructure commerciale de premier ordre. Le taux nominal de l’impôt sur les sociétés est un taux forfaitaire de 17 %, assorti d’une généreuse exonération fiscale pour les start-ups éligibles et d’un abattement de 40 % sur l’impôt sur les sociétés (plafonné à 40 000 dollars singapouriens) annoncé dans le cadre du budget 2026. L’impôt sur le revenu des particuliers est progressif, avec un taux marginal maximal de 24 %, et s’applique principalement aux revenus provenant de Singapour.
À compter de l'année d'imposition 2026, Singapour applique un impôt complémentaire national de 15 % ainsi qu'un impôt complémentaire sur les entreprises multinationales aux groupes d'entreprises multinationales concernés, conformément au deuxième pilier du programme BEPS 2.0. La grande majorité des PME n’est pas concernée. Les revenus de source étrangère transférés à Singapour sont généralement exonérés en vertu de l’article 13(8) lorsque les conditions requises sont remplies ; les plus-values ne sont pas imposées au niveau individuel et, grâce à un système à un seul niveau, les dividendes sont perçus en franchise d’impôt par les actionnaires. La combinaison de la stabilité, de l’État de droit et de la position stratégique de Singapour comme porte d’entrée vers l’Asie continue de séduire les entreprises et les professionnels à la recherche d’une base régionale.
Aperçu 2026 : comparaison entre les huit territoires
| Compétence | Impôt sur le revenu des personnes physiques | Taux d'imposition des sociétés | Mise à jour importante de 2026 |
| Émirats arabes unis | 0% | 9 % (au-delà de 375 000 AED) ; 0 % sur les revenus éligibles au QFZP | Mesures d'aide aux petites entreprises en vigueur jusqu'au 31 décembre 2026 ; taux de DMTT de 15 % pour les grandes entreprises multinationales depuis janvier 2025 |
| Arabie saoudite | 0 % en matière d'emploi | 20 % (capital étranger) ; 2,5 % de zakat pour les Saoudiens et les ressortissants des pays du CCG | Le siège régional de « Vision 2030 » et les mesures d'incitation de la SILZ prennent de l'ampleur |
| Qatar | 0 % en matière d'emploi | 10 % (standard) | Cadre de la TVA et des droits d'accise aligné sur celui du CCG |
| Bulgarie | 10 % forfaitaire | 10 % forfaitaire ; 5 % sur les dividendes | Adhésion à la zone euro à compter du 1er janvier 2026 ; nouveau visa pour les nomades numériques |
| Hongrie | 15 % forfaitaire | 9 % (le taux le plus bas de l'UE) | 15 % de QDMTT au titre du deuxième pilier pour les entreprises multinationales |
| Malte | Progressif ; régime des transferts pour les non-résidents fiscaux | Taux nominal de 35 %, taux effectif faible grâce aux remboursements | Maintien du système de transfert de fonds pour les non-résidents |
| Chypre | Progressif ; 22 000 €, exonérés d'impôt | 15 % (contre 12,5 % auparavant) | Maintien du régime des non-résidents ; suppression du DDD ; relèvement du seuil d'imposition au taux maximal à 80 000 € |
| Singapour | Progressif jusqu'à 24 % | 17 % forfaitaire (remise de 40 % sur l'impôt sur les sociétés pour l'exercice fiscal 2026) | 15 % de MTT/DTT à partir de l'exercice 2026 pour les entreprises multinationales concernées |
Résumé
- Les pays du Golfe (Émirats arabes unis, Arabie saoudite, Qatar) maintiendront un taux d'imposition nul sur les revenus des particuliers en 2026 et continueront d'attirer les professionnels souhaitant s'y installer.
- Au sein de l'UE, la Bulgarie et la Hongrie continuent d'afficher les taux d'imposition nominaux les plus bas pour les entreprises, la Bulgarie faisant désormais partie de la zone euro.
- La réforme fiscale chypriote de 2026 prévoit un abattement personnel plus élevé, une tranche d'imposition intermédiaire élargie et un régime fiscal plus avantageux pour les non-résidents.
- Les règles du deuxième pilier de Singapour s'appliquent aux grandes entreprises multinationales à partir de l'année fiscale 2026, mais n'ont pratiquement aucune incidence sur les PME et les particuliers.
- Quel que soit le taux nominal, le fond, la résidence fiscale et la situation au regard des conventions de double imposition sont déterminants pour une optimisation durable.
Faire le bon choix pour votre avenir financier
Chacune de ces juridictions offre une combinaison unique d’avantages fiscaux, de possibilités de résidence et d’attrait commercial. Les règles en matière de résidence fiscale, les exigences de substance et les obligations locales varient toutefois considérablement. Même lorsque l’impôt sur le revenu est nul ou faible, d’autres prélèvements — TVA, impôts fonciers, cotisations sociales ou taxes complémentaires pour les multinationales — peuvent tout de même s’appliquer.
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