Iqama (permis de séjour saoudien)
Il s'agit du permis de séjour saoudien destiné aux travailleurs étrangers, délivré sous le parrainage de l'employeur et renouvelé chaque année moyennant le paiement de redevances. Il constitue le fondement de la relation de travail : l'autorisation de travail, le statut des personnes à charge et les procédures de sortie et de réadmission dépendent tous de l'iqama — et les quotas de « saoudisation » (Nitaqat) déterminent qui peut bénéficier d'un parrainage.
Les modalités pratiques pour les employeurs concernant l'iqama
L'employeur obtient des visas de travail en fonction de son classement Nitaqat, transforme les visas d'arrivée en iqamas, s'acquitte des cotisations pour les personnes à charge et les expatriés, et gère les renouvellements — tout retard dans ces démarches bloque l'accès de l'employé aux services bancaires, aux voyages et aux prestations. Les transferts entre employeurs sont désormais possibles en vertu des nouvelles règles de mobilité (basées sur un préavis à l'issue de la durée du contrat), qui remplacent l'ancien système de parrainage exclusif.
Le versement des salaires s'effectue via la plateforme Mudad (le système saoudien de paie, ou WPS), et les contrats sont enregistrés numériquement dans Qiwa : le trio constitué de Qiwa, Mudad et des déclarations GOSI constitue le calendrier de mise en conformité. Les règles de classification professionnelle lient de plus en plus les postes à des qualifications vérifiées.
FAQ
Les salariés peuvent-ils changer d'employeur en Arabie saoudite ?
Oui — les réformes du droit du travail autorisent les transferts à l'issue du contrat ou après un délai de préavis, et dans certains cas précis sans le consentement de l'employeur, mettant ainsi fin à l'obligation stricte de parrainage. La procédure se déroule via Qiwa ; les délais et les conditions d'éligibilité dépendent du statut du contrat et du niveau de conformité de l'employeur.
Quels sont les coûts pour l'employeur liés à l'iqama ?
Frais de visa et d'iqama, cotisations pour les expatriés (par salarié et par personne à charge), assurance maladie, cotisations au GOSI (risques professionnels pour les expatriés ; couverture plus complète pour les Saoudiens) et provision pour indemnité de fin de service. Les cotisations varient en fonction de la politique en vigueur — le budget est établi à partir des barèmes de l'année en cours.