Émiratisation
Il s'agit du programme des Émirats arabes unis obligeant les employeurs du secteur privé à embaucher des ressortissants émiratis : les entreprises du continent comptant plus de 50 salariés doivent augmenter la proportion d'Émiratis occupant des postes qualifiés selon des paliers annuels fixés, tandis que les petites entreprises (20 à 49 salariés) dans certains secteurs doivent respecter un quota minimum d'un Émirati. Tout manquement à cette obligation est sanctionné par une amende mensuelle par poste non pourvu.
Respecter l'émiratisation sans se contenter de cocher des cases
- Connaissez votre cible : la fourchette d’effectifs, le secteur d’activité et les définitions des postes qualifiés déterminent le quota ; l’enregistrement auprès du NAFIS permet d’en assurer le suivi.
- Ce qui compte, c'est l'emploi réel : les embauches fictives ou inactives sont sanctionnées plus sévèrement que les déficits — les contrôles visent l'« émiratisation fantôme ».
- Prévoyez les postes de manière réaliste : les programmes destinés aux jeunes diplômés, ainsi que les parcours dans la vente et l'administration, permettent d'intégrer efficacement les recrues issues des quotas.
- Prévoyez le coût de l'alternative : des amendes s'accumulent chaque mois pour chaque créneau non pourvu — il est généralement moins coûteux de se conformer à la réglementation que de payer des pénalités.
Les zones franches ne relèvent généralement pas du quota applicable au continent (elles disposent de leurs propres initiatives), ce qui constitue un facteur déterminant dans les décisions relatives à l'implantation des entreprises, au même titre que le WPS et l'octroi de licences.
FAQ
Quelles sont les entreprises concernées par les quotas d'émiratisation ?
Les employeurs du continent comptant plus de 50 salariés sont soumis aux objectifs supplémentaires en matière d'emplois qualifiés ; les entreprises de 20 à 49 salariés dans les secteurs désignés doivent employer au moins un Émirati (nombre croissant). Les entités situées dans les zones franches ne relèvent généralement pas du dispositif applicable au continent. Il est préférable de clarifier dès que possible les questions de classification auprès du MOHRE : il est en effet plus difficile de régler les litiges relatifs au classement une fois que les amendes ont été infligées.
Quelles sont les sanctions prévues en cas de non-respect des objectifs ?
Les amendes mensuelles infligées pour chaque employé émirati non déclaré, dont le montant augmente d'année en année, ainsi que la rétrogradation du classement de l'entreprise, qui a des répercussions sur les autorisations et les relations avec les pouvoirs publics. La mise en conformité frauduleuse — qui consiste à rémunérer des ressortissants nationaux sans qu'ils travaillent — entraîne des sanctions plus lourdes et des poursuites judiciaires.