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Convention de double imposition

Dernière mise à jour : 14/08/2026 Révisé par : l'équipe d'Access Financial

Convention de double imposition

(La convention de double imposition, ou CDI) est un traité bilatéral qui répartit les droits d'imposition entre deux pays afin d'éviter qu'un même revenu ne soit imposé deux fois dans son intégralité. Pour les employeurs, ces conventions déterminent le lieu d'imposition des salaires, des jetons de présence et des bénéfices d'entreprise, et servent de base à la règle des 183 jours et aux seuils relatifs à l'établissement stable.

Les règles en bref

Notion de traitéCe qu'il décide
Critère de départage en cas d'égalité de résidence (art. 4)Quel État considère un résident à double résidence comme l'un de ses contribuables ?
Revenus du travail (art. 15)C'est là que se joue la question de savoir si l'État d'accueil impose le salaire : le critère des 183 jours entre en jeu ici
Établissement stable (articles 5 et 7)Quand la présence locale rend les bénéfices des entreprises imposables
Procédure de redressement (art. 23)Exonération ou crédit d'impôt dans l'État de résidence
Procédure d'accord à l'amiableComment les deux États règlent leurs différends
Structure conforme au Modèle de convention fiscale de l'OCDE — oecd.org. Les détails varient d'un traité bilatéral à l'autre.

Comment fonctionnent les conventions de double imposition en 2026 ?

La plupart des conventions fiscales s'inspirent du modèle de l'OCDE : chaque catégorie de revenus fait l'objet d'un article d'attribution — revenus du travail (article 15), bénéfices d'entreprise (article 7), jetons de présence, pensions, dividendes — qui attribue le droit d'imposition prioritaire à un État et impose à l'autre d'éliminer le double imposition par le biais d'une exonération ou d'un crédit d'impôt.

Pour les salariés mobiles, l'article 15 est déterminant : l'État dans lequel le travail est effectué peut imposer les revenus du travail, sauf si le séjour est de courte durée (critère des 183 jours) et si l'employeur et les coûts restent en dehors de cet État. Pour les entreprises, les articles 5 et 7 déterminent à partir de quand une activité locale constitue un établissement stable imposable.

Quand les employeurs doivent-ils vérifier la convention ?

Trois situations courantes :

  • Missions et travailleurs à distance à l'étranger : la convention fiscale détermine à quel moment l'imposition dans le pays d'accueil prend effet et si une « masse salariale fictive » est nécessaire.
  • Salariés à double résidence : les règles de départage (pays d'origine, centre des intérêts vitaux, résidence habituelle) permettent de déterminer une seule résidence fiscale au titre de la convention — voir « résidence fiscale ».
  • Activités de vente et de livraison à l'étranger : le personnel chargé de conclure des contrats peut créer un établissement stable bien avant la mise en place d'un bureau.

Les traités n'harmonisent pas la sécurité sociale : cette tâche incombe au règlement (CE) n° 883/2004, aux certificats « A1 » et aux accords bilatéraux de totalisation, qui relèvent d'un cadre distinct de celui de l'impôt sur le revenu.

Erreurs courantes

  • En partant du principe que l'allègement est automatique : les crédits d'impôt et les exonérations doivent faire l'objet d'une demande, généralement accompagnée de certificats de résidence et de justificatifs attestant du nombre de jours de présence.
  • Lisez le Modèle de l'OCDE plutôt que le traité : les textes bilatéraux s'écartent précisément là où cela compte — vérifiez les articles concernés.
  • Sans parler de la sécurité sociale : les conventions internationales régissent l'impôt sur le revenu ; les cotisations sont soumises à des règles de coordination distinctes et à des accords de totalisation.
  • En faisant abstraction de la doctrine de l'employeur économique : la refacturation des coûts peut conférer des droits d'imposition à l'État d'accueil, quel que soit le nombre de jours.

Utiliser les traités sans se brûler les doigts

Une erreur courante chez les employeurs consiste à penser qu’une convention fiscale « règle automatiquement tous les problèmes » : il faut généralement demander l’allègement fiscal, justifier le nombre de jours passés à l’étranger, et certaines conventions s’écartent du texte de l’OCDE précisément là où on s’y attend le moins. Vérifiez la convention bilatérale spécifique à chaque mission et conservez vos justificatifs de déplacement prêts pour un éventuel contrôle. Access Financial organise la gestion de la paie des expatriés en fonction des conventions fiscales applicables dans plus de 60 pays — demandez un bilan fiscal de votre mission.

FAQ

Les questions que nos clients et nos prestataires nous posent le plus souvent.

En quoi consiste exactement la prévention de la double imposition prévue par une convention fiscale ?

Double imposition juridique : une même personne est imposée sur un même revenu par deux États. La convention attribue les droits d'imposition prioritaires par catégorie de revenus et oblige l'État de résidence à alléger le solde de l'impôt par le biais d'un crédit d'impôt ou d'une exonération. Elle n'harmonise pas les taux : on finit par payer approximativement la charge fiscale la plus élevée des deux, et non la plus faible.

Comment puis-je bénéficier d'un allègement fiscal au titre d'un traité sur mon salaire ?

Généralement par le biais de la paie et des déclarations fiscales : l’employeur applique la retenue à la source prévue par la convention lorsque la procédure nationale le permet (un certificat de résidence étant parfois nécessaire), et le salarié demande un crédit d’impôt ou une exonération dans sa déclaration d’impôt de l’État de résidence. Les pièces justificatives — certificats de résidence, décompte des jours, contrats de travail — déterminent si la demande est validée après examen.

Que se passe-t-il si deux pays revendiquent tous deux la résidence fiscale d'une personne ?

La règle de départage prévue par la convention tranche la question dans l'ordre suivant : domicile permanent, centre des intérêts vitaux, résidence habituelle, nationalité, puis accord mutuel entre les autorités. Le résultat détermine quel État impose les revenus mondiaux et lequel n'impose que les revenus de source étrangère — une détermination qu'il convient de consigner avant tout litige, et non pendant celui-ci.