- B2B contre B2C
- Mieux vaut pécher par excès de prudence
- Enregistrement, déclaration et justificatif
- Considérations finales
- L'expert en question était Kevin Austin, expert-comptable et directeur général du cabinet de conseil en contrats à l'internationalAccess Financial.
Question d'un consultant : J'aipris ma retraite enFranceen 2020 après avoir exercé pendant plusieurs années en tant que consultant en informatique. Or, on me propose aujourd'hui de travailler à distance pour une entreprise britannique. Je suis déclaré au fisc français, mais je ne maîtrise pas encore tout à fait la situation après le Brexit.
Je n'ai pas l'intention de créer des sociétés pour gérer cela ; je souhaite simplement travailler en tant que prestataire indépendant, rémunéré à la journée. Quel est le moyen le plus simple de me lancer, et quel est le plus avantageux sur le plan fiscal ?
Réponse de l'expert: Rien ne vous empêche de fournir des services à une entreprise britannique, et cela n'a aucune incidence fiscale au Royaume-Uni pour vous. De plus, les ventes que vous réalisez auprès de vos clients au Royaume-Uni ne devraient pas être soumises à la TVA.
B2B contre B2C
La prestationde services entre entreprises (appelée « B2B ») est, en principe, imposée au lieu d’établissement du client. En revanche, les services fournis à des particuliers (appelés « B2C ») sont imposés au lieu d’établissement du prestataire, conformément à l’article 44 de la directive TVA.
Vous ne devez pas facturerla TVAà votre client britannique ; celui-ci déclarera la valeur théorique de la TVA lorsqu’il recevra votre prestation.
Mieux vaut pécher par excès de prudence
Cela dit, nous vous conseillons de vérifier auprès de l'administration française chargée de la TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) pour vous assurer qu'elle est d'accord, afin de ne pas avoir à vous immatriculer à la TVA française. La dernière chose que vous souhaiteriez, c'est de vous voir infliger un redressement fiscal au titre de la TVA sur la base de vos opérations de sortie ; mieux vaut donc pécher par excès de prudence !
La solution la plus simple consiste à vous déclarer en France en tant qu’indépendant. Vous pouvez vous déclarer en tant que « micro-entreprise » si le chiffre d’affaires de votre activité professionnelle est inférieur à 32 900 € (28 410 £) par an. Si ce chiffre d’affaires dépasse ce seuil, vous devrez alors vous déclarer en tant qu’entreprise classique.
Enregistrement, déclaration et justificatif
Vous pouvez vous inscrire auprès du Centre de formalités des entreprises (CFE) de trois façons différentes. Il existe un CFE différent pour chaque type d'activité professionnelle. L'URSSAF est probablement celui qui vous convient. Vous pouvez vous rendre sur place, leur écrire ou remplir un formulaire en ligne.
Une fois votre inscription effectuée et votre déclaration traitée, vous recevrez un numéro d'identification SIREN à neuf chiffres. Ce numéro d'identification atteste que votre entreprise est enregistrée et est utilisé par l'ensemble des administrations et organismes officiels lorsqu'ils font référence à votre société.
Vous recevrez également un numéro SIRET, qui se compose d'un numéro SIREN et d'un numéro à cinq chiffres identifiant le lieu d'implantation de votre entreprise.
Considérations finales
De plus, vous recevrez également un code APE (Activité Principale de l’Entreprise) ou NAF qui identifie l’activité principale de votre entreprise. Toutes les entreprises en France utilisent ces codes, composés de quatre chiffres et d’une lettre.
Vous déclarerez vos revenus etvos dépensesdans votre déclaration d'impôts annuelle, et c'est à ce moment-là que le « fisc » vous indiquera le montant que vous devrez lui verser. J'espère que cela vous aidera et bonne chance pour passer de la retraite à la semi-retraite !