- Lisez attentivement les mentions en petits caractères
- La décision « IR35 »
- BADR et conditions d'éligibilité
Question d'un prestataire: J'ai travaillé avec beaucoup de succès par l'intermédiaire d'une agence de recrutement non britannique ni européenne, pour le compte d'un client de l'UE.
Je facture l'agence, celle-ci facture une autre agence « locale » avec laquelle le client travaille habituellement pour les prestataires de l'UE et afin de gagner du temps, puis cette dernière facture le client, afin que celui-ci puisse payer l'agence « locale », qui à son tour paie mon agence, et enfin, mon agence me paie.
Mon contrat a été prolongé en avril, mais je n’ai pas facturé le mois dernier car le système de l’agence « locale » n’affichait pas les informations correctes concernant ma prolongation. Il s’avère qu’un responsable de l’entreprise cliente a estimé que le fonctionnement de l’agence était trop compliqué et a décidé de mettre fin à notre collaboration sans en informer celle-ci ; il a décidé de faire appel à une agence britannique pour tousles prestataires basés au Royaume-Unià l’avenir, et ni moi ni les autres prestataires concernés n’en avons été informés.
D'une part, mon agence n'apprécie pas d'être mise de côté et va subir une perte financière ; d'autre part, je crains que la nouvelle agence britannique ne considère tout simplement l'ensemble de ses collaborateurs affectés à ce client commedes « travailleurs internes » ( IR35 )et ne fasse de fait de tous les prestataires basés au Royaume-Uni ses « salariés » afin d'éviter tout problème à l'avenir.
Je prévois de quitter le Royaume-Uni dans les six prochains mois et, de toute façon, j’ai l’intention de recourir à la procédure BADR pour dissoudre la société. Quel serait le risque d’accepter n’importe quel contrat proposé par l’agence britannique, simplement pour éviter les tracas liés à l’absence de contrat ou au passage d’un contrat de type « IR35 » àun contrat de type « IR35 »?
Réponse de l'expert: Votre situation habituelle en matière de contrat est assez complexe et comporte des risques et des complications potentiels. Et il semble que votre client soit d'accord avec vous ! La nouvelle configuration comporte également des risques.
Il est important d'examiner attentivement tout nouveau contrat émanant du même client avant de l'accepter.
Lisez attentivement les mentions en petits caractères
Il se peut que votre agence actuelle ne voie pas d'un bon œil cette perte potentielle de revenus, et des restrictions contractuelles pourraient vous empêcher de travailler directement avec ce même client.
Il est essentiel de lire attentivement votre contrat.
En règle générale, il est recommandé de contacter votre agence pour lui demander l'autorisation de conclure un contrat avec ce même client, et il est essentiel d'obtenir cette confirmation par écrit.
La décision « IR35 »
En ce qui concerne la question de l'IR35, si votre client n'est pas établi au Royaume-Uni et ne dispose pas d'une société associée, en vertu des règles relatives au travail hors payroll (Off-Payroll Working Rules), c'est à vous, en tant que prestataire indépendant, qu'il incombe de déterminer votre statut conformément à la directive sur la déclaration des revenus ( IR35), et non au client ni à votre agence.
Une interdiction générale serait contraire aux exigences légales (« diligence raisonnable »), et je vous recommande d’informer l’agence britannique que vous en êtes conscient. Sinon, votre société à responsabilité limitée peut envisager de passer un contrat directement avec l’agence locale de votre client, à condition que celle-ci soit disposée à accepter cet arrangement, car le recours à une agence de recrutement britannique ne présente aucun avantage dans ce cas de figure.
BADR et conditions d'éligibilité
Enfin, si vous envisagez de liquider votre entreprise dans le cadre dudispositif d'exonération fiscale sur la cession d'actifs d'entreprise, il est essentiel d'examiner attentivement les critères d'éligibilité.
Vous trouverez ces informations sur le site Internet du HMRCici. Espérons que vous remplissiez les conditions requises. En résumé, si vous détenez votre société depuis au moins deux ans, qu’il s’agit d’une société commerciale et que vous cédez ses actifs dans un délai de trois ans, vous pourriez bénéficier d’un allègement fiscal réduisant le taux d’imposition des plus-values de 20 % à 10 %. Bonne chance !
L'expert en question était Kevin Austin, directeur général de Access Financial.